Brochet aux vifs : le matériel !

Brochet aux vifs : le matériel !

5 décembre 2019 0 Par Tom Court

 

Mettons de côté tous ces leurres fluos et agressifs et partageons pour une fois une technique simple, et très ancienne : Le brochet aux vifs ! C’est une technique à ta portée, que tu sois débutant ou plus expérimenté. En effet, il n’y a pas besoin d’un gros investissement ainsi que d’une connaissance sans fin sur le sujet. Juste quelques bases simples et surtout faciles à appliquer. La théorie c’est simple mais il faut que la pratique suive, et c’est le cas ! Alors, laissons nos bigs bait, spinners bait et tous ces noms compliqués dans notre boîte et passons à la suite ! De plus, je te montre dans ce contenu le montage que j’utilise, qui pour moi est le plus rapide et sans prise de tête !

 

La pêche du brochet aux vifs, c’est quoi ?

 

C’est une pêche ancienne, utilisée par nos grands-pères et arrière-grands-pères car peu coûteuse et simple à mettre en place. En effet, elle consiste à imiter le naturel. C’est-à-dire, à utiliser un vif ( poisson vivant ) en guise d’appât. Le vif peut être une petite carpe, un goujon, un vairon, un chevesne ou encore un gardon. Cette technique permet d’attraper une belle variété de carnassiers. Bien entendu, en fonction de la taille de notre vif. Il est possible de capturer du Brochet, de la Perche, de la Truite, du Silure, de l’anguilles ou encore du Sandre et du Blacks-Bass quelques fois. La meilleure saison pour la pêche du brochet se situe en automne. En effet, les carnassiers se nourrissent d’avantage pour affronter le froid de l’hiver. Cependant, en dehors de cette période les poissons se nourrissent également mais de manière moins agressive ! En été par exemple, préférez le coup du matin et celui du soir au détriment d’une sortie de pêche à 15 heures sous 35°C.

 

Le matériel nécessaire :

Cannes

 

Contrairement aux autres pêches biens compliquées avec différents leurres, mouches, bas de lignes… la pêche aux vifs prône la simplicité. De ce fait, la canne que vous avez dans votre garage ou dans votre chambre est certainement une bonne canne aux vifs.

 

C’était mon cas avant que je débute…

 

Vous pouvez pêcher dans deux situations biens différentes :

 

  • Du bord. Dans ce cas-ci, préférez une canne longue, entre 3,5 à 4 mètres d’une puissance de 50 à 200 grammes. Elle vous permettra d’éviter les obstacles ( nénuphars, algues… ), ou simplement d’accéder à un bon spot de pêche à l’environnement intéressant.

 

  • D’une embarcation. Float Tube ou Barque. Cette technique vous permettant de vous balader de poste en poste ne nécessite qu’une canne de 2 à 3 mètres avec une puissance de 50-100 grammes. Vous pouvez bien sûr utiliser une canne plus longue. Cependant, elle vous encombrera d’avantage !

 

Moulinets, fils

 

Le moulinet quant à lui est identique pour ces deux longueurs de cannes spinning. Optez pour un moulinet taille 2500-3000 dont la récupération est aux alentours des 80-90 cm par tour de manivelle. Pour le garnir, vous avez le choix entre deux types de fils. Le nylon, en 30-35/100 ou une tresse en 15-20/100. Un frein puissant est requis lors des beaux combats, il doit être de l’ordre de 7kg.

Un moulinet ancien

Le vieux moulinet en question ! Toujours au Top !

Pour mon matériel, j’ai commencé cette pêche avec de vieilles cannes de mon grand-père. Des cannes avec les vieux moulinets d’origine que j’utilise toujours et qui m’ont permis de soulever une belle souche de 1m19. J’utilise en plus une canne de 2,5 mètres avec un petit moulinet simple et bon marché taille 2500. Pour le fil, j’utilise un nylon 30/100 sur les cannes bambous et une tresse 20/100 sur la nouvelle canne. De manière générale, je privilégie la tresse que je trouve forcément beaucoup moins élastique, me permettant de mieux ferrer et de mieux ressentir le poisson lors du combat.

 

Vous l’avez compris, j’ai commencé le vif avec peu d’investissement. Et même, je n’ai depuis, pas renouvelé mes cannes car elles me satisfont pleinement.

 

Bouchons, agrafes, bas de ligne…

 

Le reste de l’investissement se concentre essentiellement dans ces éléments, non moins précieux !

 

La pêche aux vifs nécessite :

 

  • un bouchon entre 10 à 40 g, selon le poids du vif.

 

  • une agrafe/émerillon baril numéro 8 ou 12. Très importante car elles tournent sur elles-mêmes et empêchent alors les fameux sacs de noeuds ! Une agrafe basique enregistrerait tous les vrillages de l’appât et empêcherait une bonne pêche.

 

  • un hameçon triple, ou simple. J’utilise un trident numéro 4 ou 6. Il est possible de pêcher avec un hameçon simple. Cependant, je pêche généralement avec de beaux vifs et utiliser un hameçon simple me ferait perdre quelques poissons. Je recommande les triples.

 

  • une olive ( plomb ). En effet, elle permet de maintenir le bouchon droit sans pour autant le faire couler. Si le bouchon une fois lancé, commence à couler sous l’activité du vif, il est primordial d’utiliser une olive plus légère sous peine de rater de nombreux poissons.

 

  • un bas de ligne acier de 40 cm ou plus. Ainsi, il évite la section nette du nylon ou de la tresse. Un bas de ligne d’une résistance de 10 kg ou plus, fait très bien l’affaire. Il est possible de trouver un ensemble bas de ligne plus hameçon triple. C’est ce que j’utilise. C’est pratique, simple et rapide d’utilisation.

 

  • un Stop-Float. Au niveau du bouchon, le fil passera dans le tube. Ainsi, le vif s’il n’est pas stoppé pêchera le fond du spot. Pour l’éviter, il est utile de se procurer un stop float, ou tout simplement un plomb qu’on viendra pincer le fil en amont du bouchon.

 

  • une perle d’amortie en caoutchouc achetée en grande surface. En effet, elle permet d’éviter les forts chocs lors des lancers et des ferrages entre le tube du bouchon et les plombs en amont et en aval.

 

Le vif, l’élément principal

 

Un beau gardon

Un gardon attrapé par une aigrette !

Comme vu auparavant, cette pêche fait appel à un appât vivant que l’on appelle vif. Généralement sa taille est comprise entre 7 cm à plus de 20 cm pour les grosses pêches. Bien entendu, plus le vif est petit, plus le panel de poisson est élargi. Attention toutefois, la pêche n’est qu’une remise en question permanente. Les phrases comme : ” Pour le brochet aux vifs, tu veux faire du gros, faut pêcher gros ” sont la plupart du temps vraies. Mais il n’est pas rare de faire du beaux poissons sur des petits vifs. C’est le cas du Tarpon, un superbe carnassier d’eau salé se nourrissant de toutes petites proies.

 

 

Pour information, j’ai déjà fais un brochet de 40 cm sur un vif de 20 cm et des brochets avoisinant le mètre sur des vifs de 10 cm !

 

Pour vous procurez les vifs, il y a différentes solutions. En effet, dans mon cas, les eaux dans lesquelles je pêche abritent de nombreux poissons fourrages. Dont des gardons, petites carpes ou tanches. C’est le cas du Lac Du Salagou, ou l’Hérault. Si vous n’avez pas cette chance, vous pouvez vous en procurez dans des magasins du type Décathlon au rayon pêche ! Pour les garder en vie, il est utile d’acheter un bulleur pour l’oxygénation de l’eau. Il faut aussi placer quelques poignées d’herbe dans le seau pour limiter les aléas de la route lors du transport.

 

Attention, il est strictement interdit de pêcher avec des vifs pêchés dans un autre cours/plan d’eau histoire de limiter la prolifération de bactéries ou d’algues.

 

Voici pour cette première explication de la pêche du Brochet aux vifs ! J’espère vous avoir donné envie de commencer ou d’approfondir cette magnifique technique. Une méthode simple, et peu coûteuse permettant si l’on est débutant de s’acclimater à ce beau poisson ! On se retrouve bientôt pour la suite !!

 

Pensez à laisser un commentaire si vous avez besoin d’une précision ou à l’inverse souhaitez en apporter une, et partager votre expérience ! 😊

 

Et n’oubliez pas de partager l’article ! 😉

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