Comment j’ai pêché un poisson record : … cm !

Comment j’ai pêché un poisson record : … cm !

13 février 2020 0 Par Tom Court

 

Partir pêcher, c’est retrouver le calme de la nature, le chant des oiseaux, observer les animaux sauvages, mais aussi l’espoir de battre son record personnel ! Oui, c’est aussi ça ! Qui ne rêve pas de battre son record même de quelques centimètres ? Dites-le moi dans les commentaires… Dans cet article, je vous fais part d’une de mes sorties les plus exceptionnelles tant par la beauté du site que par le poisson record capturé ! Une aventure folle que l’on est pas prêt d’oublier. Alors sans plus attendre voici ma meilleure histoire, celle qui m’a inspirée et m’inspire encore …

Cet article participe à l’événement  “Quelle est ta meilleure histoire, celle qui t’a inspiré(e) et t’inspire encore… “ du blog Ecrire de la Fiction de Vie Quatresixquatre. J’aime particulièrement cet article. 🙂

 

Les préparatifs

Juin 2017

 

Pêcher aux vifs est une technique très efficace mais légèrement embarrassante, car elle nécessite de se procurer des vifs en amont. Avec mon père nous avons l’habitude de préparer notre sortie la veille voire l’avant-veille. Ainsi, nous passons une après-midi au bord du lac du Salagou pour profiter des beaux jours et remplir notre vivier de poisson fourrage ! Au programme : pêche au coup pour capturer les poissons qui seront nos futurs appâts pour la pêche du brochet. Gardon, brème, goujon sont au rendez-vous et constituent des mets de choix pour les brochets ! Nous rangeons notre matériel, rentrons à la maison et attendons la sortie de pêche avec impatience.

Une fois les poissons en possession et le matériel dans le coffre, nous partons en direction du lac du Salagou. Nous sommes alors en fin d’après-midi, mais à cette période-là le soleil se couche assez tard. Notre rituel à nous, il est simple. Matelas, oreillers, couettes et thermos nous attendent dans la voiture après avoir pêché toute la soirée. Puis, le lendemain, réveillés à l’aube, nous nous rhabillons pour pêcher cette fois-ci la matinée entière jusqu’à 11 h généralement…

 

Une soirée peu prometteuse

 

La beauté du lac

Une belle soirée au lac du Salagou

Nous arrivons vers 17 heures au lac, l’accès à notre spot est légèrement abrupt et encombré ! D’une main, le sac de cannes et dans l’autre les poissons qu’il faut tenir en vie. Autant vous dire que la pêche, c’est du sport !

À l’arrivée, toujours cette même admiration pour ce superbe lac à l’eau claire et aux berges ocres ! Comme souvent, le spot est désert et on aperçoit peu de barques à l’horizon. Plutôt normal en arrivant à 17 heures… Une petite demi-heure est nécessaire afin de préparer les cannes et fixer les vifs sur les hameçons. Il est 17 h 30 quand nos 4 cannes sont en action de pêche. Vient maintenant l’heure de patienter jusqu’au premier mouvement du scion et chant du frein. Pour connaître tous les réglages de nos cannes ainsi que la conception de nos lignes. Vous êtes libre de lire l’article en question : la pêche du brochet aux vifs : le matériel.

Autant dire que cette soirée de pêche fut timide et peu encourageante…. Seulement un brochet de 70 cm et un autre de 50 cm. Deux prises espacées de plusieurs heures ! Ainsi, vers 21 h, nous décidons de remonter à la voiture. 15 minutes de marche, ou plutôt 15 minutes de sport …

C’est alors l’heure du repas. Souvent, c’est casse-croûte. Fromage, saucisson, oeufs durs, pain. Tout sauf le vin !

On s’endort ensuite le ventre plein en rêvant d’un brochet monstre qui exploserait notre ancien record, bercés par le bruit des vagues lointaines et les carpes qui sautent !

 

Une rencontre inattendue

 

Quelque chose comme 5 heures et le réveil sonne ! Toujours ce stress d’avoir raté le réveil. Mon premier réflexe est de regarder à travers la vitre pour voir s’il fait encore nuit ! Ouf, c’est le cas. On descend notre matériel et notre petite glacière qui contient notre petit-déjeuner. On prépare les cannes et on attend la demi-heure avant le lever du soleil pour les mettre en action.

Sur la canne du grand-père, je décide de mettre un très gros gardon d’une vingtaine de centimètres de longueur et 10 cm de hauteur. Peut-être qu’aujourd’hui c’est : gros appât, grosse prise … ! Raté, pas de chance, c’est un sifflet d’une cinquantaine de centimètres qui vient chiper mon vif. Je le décroche et le remets à l’eau pour qu’il puisse grandir et se reproduire !

 

 

 

Puis c’est le calme total jusqu’à 10 heures, aucune activité, aucune touche, rien ! Dans ces moments-là, soit je récupère de la nuit en dormant quelques dizaines de minutes étalé comme une crêpe sur la berge, laissant mon père surveiller les cannes. Soit je pêche aux leurres en allant découvrir les berges aux alentours. Notre spot présente une belle profondeur à seulement 3 – 4 mètres du bord, donc j’utilise souvent un 4play en 19 cm de chez savage gear muni d’une bavette pour chercher les brochets collés sur le fond. Décidément, les carnassiers se laissent désirer !

 

 

 

Il est bien là, devant moi

 

Je reviens au niveau de mon père, pose la canne et observe les nombreux herbiers du Salagou quand tout à coup …

Oui, la partie intéressante commence à peine. 😉

Une énorme masse s’avance vers moi pour ensuite se mettre de profil ! Une masse sombre, vert foncé avec de légers motifs vert clair en zigzag ! C’est bien un énorme brochet. Des mouvements lents et amples prônant l’élégance d’un tel poisson. Je suis partagé entre ne faire aucun geste pour ne pas l’effrayer ou chercher délicatement ma canne pour tenter de le pêcher à vue.

Oui, à cette période de l’année, l’eau est vraiment très claire en raison des nombreux végétaux qui la filtrent ! On voit très bien les poissons, mais ils nous voient également très bien.

Les cannes aux vifs pêchaient toujours, donc je décide de ne faire aucun bruit, j’ai seulement averti mon père que je venais de voir un poisson énorme, le poisson d’une vie.

Vous imaginez la suite ? À peine le temps de me calmer et de faire retomber l’adrénaline que la canne de mon grand-père se met à vibrer, le frein à chanter … Non quand même, ne me dis pas que le brochet que j’ai vu est au bout de la ligne et que l’on est sur le point de battre notre record ? Non, je n’y crois pas ! 

Je ferre, je sens la force du poisson dans la canne et je comprends vite que le combat va être long et périlleux ! Entre ses nombreuses chandelles et les très nombreuses algues qui se prennent dans notre ligne, le combat est difficile et à tout instant la ligne peut céder !

Entre chandelles et rushs, le brochet nous en fait voir de toutes les couleurs. Quel plaisir avec cette ancienne canne ! Au bout de 20 minutes d’effort, le poisson rend les armes, on attrape l’épuisette, mais le comble, il ne rentrait même pas dedans ! Mon père décide alors de l’attraper à la main, une tenait la queue et l’autre les ouïes.

 

Dans nos mains, notre record, notre satisfaction …

Un brochet monstre !

Dans mes bras : mon record, un pur bonheur !

 

 

Bien entendu, on explose de joie, on prend des photos et des vidéos et l’heure tant attendue est arrivée ! Combien mesure-t-il ?

On le place dans l’eau et on commence par la gueule. 20 cm, 50 cm, 70 cm, 99 cm … 100 cm, 110 cm, 115 cm, 118 cm, 119 cm ! Un brochet monstre de 119 cm qui explose notre record précédent qu’était 1m05 toujours sur le lac du Salagou ! 119 cm de force, de fierté, de joie, de bonheur !

Une aventure superbe qui se termine par une belle remise à l’eau. Un peu éprouvé par le combat, il repart doucement, mais sûrement ! On en profite ensuite pour se baigner et faire retomber la pression, je crois qu’on n’imaginait pas …

 

 

Et ensuite ?

 

Cette prise m’a totalement remis en question et c’est pourquoi je voulais vous en faire part dans un article tout entier.

Comment cette capture m’a-t-elle permis de découvrir d’autres techniques de pêche comme la pêche de la truite ? Une technique  m’ayant montré un nouvel aspect de la pêche avec un environnement plus sauvage et des approches toujours plus naturelles.

J’ai longtemps hésité avant de pêcher la truite par peur de ne pas être à la hauteur ou simplement de ne faire que bredouille sur bredouille. Je me rabattais sans cesse sur la pêche du brochet que je maîtrisais bien avec de beaux résultats à la clé. Cependant, avec ce brochet monstre capturé, je ne voulais pas en chercher un autre encore plus gros, encore plus combatif ! L’homme n’est qu’un éternel insatisfait, mais moi, j’étais satisfait par ma prise et je ne voulais pas tourner en rond !

J’avais envie de nouveau ! Et c’est pourquoi, je me suis intéressé à la pêche de la truite aux leurres, puis aux vairons maniés ! Deux techniques que j’adore tant par la beauté des rivières, que par l’agressivité des truites aux robes magiques lors de l’attaque ! J’ai donc cet été chercher des nouveaux coins de pêche pour la truite et j’ai trouvé une rivière assez poissonneuse, ou du moins, assez pour me faire la main, découvrir cette pêche et faire quelques poissons pour m’encourager !

J’ai alors diversifié ma pêche pour casser la routine ! Une nouveauté qui m’a totalement bouleversé, puisque depuis juillet, j’avais une petite idée en tête. Un projet un peu fou …. La création de ce blog !

 

Pour conclure

 

Alors voilà pourquoi la prise de ce magnifique brochet m’a totalement chamboulé, sans lui peut-être que ce blog n’aurait jamais vu le jour, qui sait ? Au moment où j’écris ces lignes, je suis encore surpris qu’une prise aussi banale qu’elle soit ( c’est juste un gros poisson finalement) puisse me murmurer plein de nouveaux projets et d’envies pour les années à venir.

Peut-être que la prise d’une truite record de 70 cm, me donnera plein de nouveaux projets et me poussera à pratiquer pleinement la pêche de la truite à la mouche ! On verra bien … 🙂

 

Pensez à laisser un commentaire si vous avez besoin d’une précision ou à l’inverse souhaitez en apporter une, et partager votre expérience !

Et n’oubliez pas de partager l’article ! 🙂

À bientôt !

 

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